Guinée : une croissance portée par les mines, mais le défi du développement reste entier
La Guinée s'apprête à franchir un nouveau cap économique en 2026. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), le pays pourrait afficher une croissance de 8,7 %, un rythme qui en ferait l'une des économies les plus performantes d'Afrique de l'Ouest, bien au-dessus de la moyenne attendue pour les pays de la CEDEAO.
Cette dynamique repose avant tout sur l'essor du secteur minier. Le démarrage progressif de l'exploitation du gigantesque gisement de fer de Simandou, parmi les plus importants de la planète, devrait stimuler fortement l'activité économique. À cela s'ajoute la poursuite de la production soutenue de bauxite, dont la Guinée demeure l'un des principaux producteurs mondiaux.
Les perspectives à moyen terme confirment cette tendance. La Banque mondiale estime que la croissance pourrait dépasser les 10 % par an entre 2026 et 2028, soutenue par l'arrivée de nouveaux investissements et l'accélération des grands projets extractifs.
Pour autant, cette performance macroéconomique ne garantit pas, à elle seule, une durable des conditions de vie. L'enjeu consiste désormais à transformer cette richesse minière en bénéfices concrets pour la population, à travers la création d'emplois, le développement des industries locales et le renforcement des secteurs économiques hors mines.
C'est dans cette optique que s'inscrit le programme « Simandou 2040 », présenté comme un cadre stratégique destiné à accompagner la diversification de l'économie nationale. L'ambition est de réduire progressivement la dépendance aux ressources extractives et de favoriser une croissance plus équilibrée, capable de soutenir un développement inclusif sur le long terme.
Kogno Célestin Sagno pour 224infos